Noms français, noms scientifiques et synonymes
La Vergerette du Canada, aussi connue sous les noms de queue-de-renard, puant-bon, ou encore erigeron du Canada, est une plante médicinale sauvage souvent méconnue. Son nom scientifique est Conyza canadensis (L.) Cronquist, anciennement classée sous le genre Erigeron (d’où son ancien nom Erigeron canadensis).
Autres noms vernaculaires : herbe de l’équinoxe, herbe des charpentiers, ou encore petite vergerette.
Famille botanique 🌿
La vergerette du Canada appartient à la famille des Astéracées (Asteraceae), une grande famille qui compte aussi bien des plantes médicinales que alimentaires, telles que la camomille, l’arnica ou le souci.
Description botanique 🌱
Plante annuelle ou bisannuelle, la vergerette du Canada pousse spontanément dans les prairies, les bords de chemins et les terrains vagues. Elle peut atteindre 30 cm à 1,5 mètre de hauteur. Elle se reconnaît à sa tige dressée, poilue, ses feuilles étroites et alternes, et à ses inflorescences en capitules blanchâtres à jaunâtres. Elle dégage une odeur aromatique intense lorsqu’on froisse ses feuilles, ce qui explique son surnom « puant-bon ».
Parties utilisées de la plante 🌿🌸
- Plante entière (partie aérienne) : cueillie pendant la floraison, utilisée fraîche ou séchée pour ses vertus médicinales.
- Feuilles : utilisées pour leurs propriétés diurétiques et astringentes.
- Huile essentielle : extraite en faible quantité, elle reste peu utilisée, mais possède un intérêt potentiel.
Parties toxiques ❌
La vergerette du Canada est non toxique aux doses usuelles. Cependant, elle peut contenir des composés allergènes (lactones sesquiterpéniques) chez les personnes sensibles aux plantes de la famille des Astéracées. Il est donc conseillé d’en faire un test localisé avant usage cutané ou de consulter en cas d’allergie connue.
Propriétés médicinales et usages traditionnels 🌿💧
Très utilisée par les Premières Nations d’Amérique du Nord, la vergerette du Canada est réputée pour ses vertus astringentes, diurétiques, hémostatiques et anti-inflammatoires.
💦 Diurétique naturel : elle favorise l’élimination des toxines et de l’eau par les reins, utile en cas de rétention d’eau, œdèmes ou infections urinaires légères. Elle est parfois utilisée en cure détox douce.
🩸 Hémostatique et astringente : en usage interne, elle est utilisée pour limiter les saignements légers, notamment lors des menstruations abondantes. En usage externe, elle aide à cicatriser les plaies et stopper les petites hémorragies.
🔥 Anti-inflammatoire : elle apaise les inflammations digestives, articulaires ou cutanées. En cataplasme, elle est utilisée pour les entorses, piqûres ou douleurs musculaires.
🌿 Antibactérienne et antifongique légère : grâce à ses tanins et flavonoïdes, elle est efficace dans les cas de petites infections cutanées.
🧘♀️ Usage énergétique (traditions amérindiennes) : la fumée de vergerette était utilisée pour purifier l’esprit, repousser les énergies négatives, et accompagner les rituels de guérison.
Formes d’utilisation 🧪
🌿 Infusion (dépurative et diurétique)
- 1 cuillère à soupe de plante séchée
- 250 ml d’eau bouillante
- Infuser 10 min
👉 À boire 1 à 2 fois par jour pendant 7 à 10 jours pour accompagner une cure drainante ou soulager les douleurs urinaires.
🧴 Macérât pour usage externe (blessures et inflammations)
- 30 g de plante sèche
- 250 ml d’huile végétale
- Macération à chaud (bain-marie) ou à froid pendant 2 semaines
👉 À appliquer en massage sur les articulations ou en compresse.
🧼 Eau florale maison (astringente pour la peau)
- Faire une infusion concentrée
- Utiliser en lotion tonique sur peau grasse ou à tendance acnéique
👉 Rafraîchissante et purifiante.
Contre-indications et précautions ⚠️
- Femmes enceintes : à éviter par prudence (effet légèrement emménagogue)
- Enfants : pas avant 6 ans
- Allergies aux Astéracées : test recommandé
- Pas d’usage prolongé sans avis thérapeutique : les cures doivent être limitées dans le temps
Culture et récolte 🌾
La vergerette pousse spontanément dans les régions tempérées, souvent considérée à tort comme une « mauvaise herbe ». Elle préfère les sols légers et ensoleillés. On la récolte de juin à août, au moment de la floraison, en coupant les sommités fleuries pour séchage à l’ombre dans un endroit aéré.